Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche Révolutionnaire Drôme Ardèche, section française du Comité pour une Internationale Ouvrière
  • : "Pour une société démocratique socialiste" La Gauche Révolutionnaire lutte pour un monde débarrassé de la misère et de l'exploitation. Un monde où l'économie sera organisée démocratiquement par les travailleurs eux-mêmes pour satisfaire les besoins de tous. Pour cela, il faut en finir avec le capitalisme et sa loi du profit. C'est par le socialisme, par une Révolution, par la planification démocratique de l'économie que pourra commencer à se mettre en place une société démocratique socialiste
  • Contact

campagnes GR Drôme

Facebook

Citation

« Le prolétariat se servira de sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l’Etat, c’est-à-dire du prolétariat organisé en classe dominante, et pour augmenter au plus vite la quantité des forces productives. [...] les antagonismes des classes une fois disparus dans le cours du développement, toute la production étant concentrée dans les mains des individus associés, alors le pouvoir public perd son caractère politique. Le pouvoir politique, à proprement parler, est le pouvoir organisé d’une classe pour l’oppression d’une autre. Si le prolétariat, dans sa lutte contre la bourgeoisie, se constitue forcément en classe, s’il s’érige par une révolution en classe dominante et, comme classe dominante, détruit par la violence l’ancien régime de production, il détruit, en même temps que ce régime de production, les conditions de l’antagonisme des classes, il détruit les classes en général et, par là même, sa propre domination comme classe.

A la place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. »

marxMarx / Engels
Manifeste du parti communiste
1847
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 20:14
Instabilité politique en Europe
Le discrédit des gouvernements au pouvoir s'est manifesté en Europe, par les élections et la radicalisation des luttes. Les classes dirigeantes sont confrontées à des défis économiques mais aussi politiques. Comment imposer des mesures économiques à toute la zone euro sans empiéter sur la sacrosainte «souveraineté» des états? Les débats sur une plus grande intégration politique, qui faisaient partie des objectifs (sur le papier) de l'Union européenne, sont à nouveau à l'ordre du jour. Il ne s'agit pas de choisir entre plus ou moins d'Europe, mais surtout de quelle Europe les travailleurs et jeunes ont besoin, et de comment ils peuvent la mettre en place.
Par VIRGINIE

Partout en Europe des gouvernements instables

Tous les pays qui ont connu des élections ces derniers temps ont vu le rejet des gouvernements qui avaient mis en place des politiques d'austérité. Beaucoup d'autres ont connu des crises politiques importantes rendant difficile la mise en place de gouvernements stables. La crise de légitimité des politiques ne suit pas toujours le clivage gauche/droite.
A plusieurs reprises des coalitions ont dû être mises en place et parfois n'ont tenu que quelques semaines. On a vu aussi les difficultés en Grèce à former un gouvernement stable, après l'élection du PASOK (PS grec) et l'énorme désillusion qui s'en est suivie. En France, le gouvernement bénéficie encore d'un répit car il vient d'être élu. Mais bien que le PS soit majoritaire dans toutes les institutions (sauf le conseil constitutionnel) il n'est pas à l'abri de revers politiques, qui prendraient la forme cette fois de luttes massives.
La question du pouvoir, de qui dirige dans l'intérêt de qui est présente dans la plupart des luttes qui ont eu lieu en Europe cette année. En même temps qu'il y a un rejet des politiciens, il y a une recherche d'une autre voie. C'est en partie ce que reflète la montée des forces telles que Syriza en Grèce, le Front de gauche en France, ou les Indignés en Espagne. Plus la polarisation sociale augmentera, plus la polarisation et la radicalisation politique s'intensifiera. Mais il n'y a rien d'automatique à ce que cette colère des peuples d'Europe renforce les mouvements de gauche ou anticapitalistes.

L'extrême droite en embuscade

En soulevant les problèmes quotidiens des travailleurs et des jeunes, contre «le système» (surtout politique), pour les droits du peuple ... ces partis comme le FN en France, Aube Dorée en Grèce, la Ligue du Nord en Italie ...ont, différemment, mais tous obtenu des scores en forte augmentation aux dernières élections et participent pour certains à des coalitions gouvernementales (Pays Bas, Italie, Danemark) ou au parlement. La frustration et la misère créées par la crise nourrissent ces partis.
Mais c'est surtout l'absence d'alternative économique, politique et sociale qui leur ouvre un espace. Comme le montrent les coalitions gouvernementales de certains pays, ou les déclarations de la droite française en faveur du FN, ce ne sont pas les classes dirigeantes actuelles qui sont un rempart à l'extrême droite et à ses idées, mais la classe des travailleurs organisée avec l'objectif de prendre le pouvoir. Nous avons besoin d'une force qui rassemble les travailleurs et la jeunesse pour mener le combat contre l'austérité imposée par la droite ou la gauche et contre toutes formes de discriminations qui ne visent qu'à affaiblir nos capacités de résistance.

 Vers plus d'intégration politique en Europe ?

La crise économique a révélé les limites de la loi de la concurrence et du marché mais aussi celles du rôle de l'Etat dans l'économie capitaliste. Alors que les capitalistes prônent une intervention minimum de l'État dans l'économie pour leur laisser le champs libre pour faire leurs profits, ils exigent des milliards quand leur propre fonctionnement les met en danger. En dernière analyse les bourgeoisies nationales défendent toujours leurs propres intérêts. Si Angela Merkel prône une plus grande intégration politique des états de la zone euro, c'est bien pour que l'économie allemande puisse, par la voix de ses dirigeants politiques, protéger ses intérêts et faire voter les lois et traités qui lui seront favorables. Dans ce jeu, la Grèce, l'Espagne, l'Italie ou l'Irlande n'ont que peu voix au chapitre étant donnée la faiblesse de leur économie.

Pour une confédération socialiste d'Europe

Nous n'avons pas à payer une dette qui n'est pas la nôtre. Un vrai gouvernement de gauche devrait mettre en place un plan d'urgence économique et social qui inclut le non paiement de la dette. Pour éviter la fuite des capitaux, il faudrait la mise en place d'un contrôle de l'État sur les importations et les exportations et sur les flux financiers. Et surtout il faudrait planifier l'économie en fonction des besoins réels de la population dans chaque pays et avec une coordination à l'échelle européenne. Avec une gestion socialiste démocratique de l'économie et de la société, une confédération socialiste des pays européens sur une base volontaire et libre pourrait voir le jour et permettre de valoriser et de mettre en commun les atouts de chaque pays, pour le bien être de tous. C'est sur ces bases qu'une vraie intégration politique, économique et sociale de l'Europe pourrait voir le jour.

Dernière mise à jour : ( 11-08-2012 )

Partager cet article
Repost0
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 18:19
Ecole d'été du CIO : Le globe tout entier frappé par l'instabilité et la crise

Existe-t-il encore aujourd'hui un pays à travers le monde qui est épargné par l'instabilité et la crise économique ? La crise capitaliste actuelle est réellement globale, et les troubles économiques se combinent à une crise sociale et politique. Tout récemment, de nombreux commentateurs capitalistes ont reconnu que nous sommes entrés en dépression. Il ne s'agit pas à ce stade d'une dépression comparable à celle qui a frappé les années '30, mais la stagnation des forces productives est bien réelle. L'économie de bulles spéculatives basée sur une accumulation de dettes a littéralement explosé et a entraîné dans sa chute l'ensemble de l'économie mondiale. L'Italie, par exemple, produit maintenant 5% de moins qu'avant 2007, et il s'agit carrément de 16% de moins dans le cas de la Grèce.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 18:09

Tunisie: la ‘Journée des Martyrs’ laisse de nombreux blessés par la répression policière
La troïka dévoile son vrai visage


Le lundi 9 Avril au centre de Tunis, une brutalité effroyable a été utilisé par la police tunisienne pour réprimer des manifestants pacifiques. Il s’agit sans doute de la pire vague de répression policière dans le pays depuis des mois.

Ce qui est déjà évoqué comme le «lundi noir» apporte une lumière éclairante sur le véritable caractère de la nouvelle coalition tripartite au pouvoir (la ‘troïka’), une coalition prête à assimiler les pires méthodes de la dictature de Ben Ali pour mater l’opposition à son pouvoir.

Différentes manifestations et rassemblements avaient lieu dans la capitale ce jour-là pour commémorer l'anniversaire de la «Journée des Martyrs », en référence à la répression sanglante de manifestants pro-indépendantistes par les troupes coloniales françaises en 1938.

Cette occasion a été saisie par un grand nombre de personnes pour protester contre le gouvernement dirigé par Ennahda, pour honorer les martyrs tombés sous les coups de la contre-révolution l'an dernier, ainsi que pour défier l'interdiction de faire des manifestations à l'avenue Bourguiba, interdiction imposée par le ministère de l'Intérieur à la fin du mois de mars. Certains des manifestants avaient marché pendant plusieurs jours en provenance des régions de l'intérieur pour manifester sur la capitale.

Les gens ont commencé à se rassembler au centre-ville tôt le matin, le plus grand rassemblement ayant lieu sur l'avenue Mohamed V. Alors que la foule de manifestants, comprenant des enfants et des personnes âgées, se dirigeait sur l'avenue Bourguiba, une répression brutale s’est soudainement déchainée: une énorme quantité de gaz lacrymogène a été balancée, tandis que les coups de matraque et de gourdin ont commencé à pleuvoir dans tous les sens.


La scène est rapidement devenue le théâtre d’une vengeance aveugle par la police, provoquant l'évanouissement et la suffocation de personnes à cause des gaz, des fourgons de police ainsi que des motos avec des flics masqués fonçant dans la foule, et des dizaines de personnes ont été sauvagement tabassées, y compris de simples passants, des avocats , des journalistes et des membres de Assemblée constituante présents sur les lieux.

Beaucoup de gens ont du être transportés à l'hôpital avec des blessures graves, et un nombre inconnu d'arrestations a également eu lieu. Ces arrestations et passages à tabac ont particulièrement ciblé des militants de gauche connus. Un jeune manifestant, victime d'une hémorragie cérébrale suite à un tabassage en règle, se trouve toujours à l'hôpital entre la vie et la mort.

Ajouté à cela, de nombreux rapports et des photos et vidéos mettent en évidence la présence de milices de civils armés aidant la police à pourchasser les manifestants et a ‘nettoyer’ les rues avoisinantes, en utilisant des méthodes de violence de rue peu différentes de celles de groupes fascistes. La plupart des gens soupçonnent ces voyous ayant assisté les flics dans leur sale besogne d'être des partisans notoires d’Ennahda.

Les mensonges du gouvernement


Le ministère de l'Intérieur, relayé par d’autres voix officielles, a inventé et tronqué un certain nombre de faits afin d’incriminer les manifestants, prétendant entre autres que des cocktails Molotov auraient été utilisés par ces derniers. Bien qu'il y ait de nombreuses preuves attestant de la provocation violente de la police, rien de tel ne peut être trouvé pour étayer de telles affirmations.

Dans la même logique, le président Moncef Marzouki a condamné le « degré inacceptable de violence », en mettant sur un même pied d’égalité l'agression arbitraire d'une force de police lourdement armée d’une part, et la prétendue ‘violence’ de civils sans défense, dont la réaction la plus ‘violente’ a été que certains jeunes en colère ont jeté des pierres sur les policiers en réaction au comportement sauvage de ces derniers.

 

Apres ces déclarations, ceux qui pensaient encore que le passé de Moncef Marzouki en tant que militant des droits de l’homme pourrait être une sorte de ‘garantie’ contre les abus sauront désormais à quoi s’en tenir.

« La Tunisie n'est pas menacée par la dictature, elle est menacée par le chaos», a déclaré Rached Ghannouchi, chef de file d’Ennahda, en mettant le blâme sur ce qu'il décrit comme des « anarchistes staliniens » qui veulent semer le chaos dans le pays. Ces couvertures politiques de la répression policière trahissent le fait que ce qui s'est passé lundi n'est pas du tout accidentel, mais orchestré par ceux au pouvoir dans une tentative d'intimider et de décourager les couches les plus actives et les plus combatives de la population de poursuivre leurs aspirations au changement.

Ces événements sont censés servir d’’exemple’ a l’égard de tous ceux qui osent défier le gouvernement, dont l'incapacité et la réticence à répondre à ces aspirations est de plus en plus claire de jour en jour aux yeux des masses populaires. Mais la réussite d'une telle opération par les nouvelles autorités est une toute autre question.

Un point tournant


La répression d'hier suit directement la répression d'une autre marche, organisée samedi par l'UDC (Union des Diplômés Chômeurs), avec la revendication centrale du droit à un travail décent pour tous. La réponse de la police fut similaire, avec plusieurs personnes arrêtées et/ou blessées, une sorte de «répétition générale» des événements de lundi. La semaine dernière, une manifestation à laquelle participaient des blessés de la révolution et des familles de martyrs en face du siège du ministère des droits de l'homme (!) a également été violemment attaquée par la police. Nous avions déjà signalé en février les raids physiques organisés contre les bureaux de l'UGTT.

Mais ce nouvel élan de répression représente un point tournant. Bien que la manifestation de lundi était relativement petite, l'impact de la répression est lui déjà très large, et est susceptible d’encourager la radicalisation d’une plus large couche de la population contre le gouvernement d’Ennahda.

Cela va renforcer la compréhension croissante du fait que les partis au pouvoir sont des ennemis de la révolution, et n'ont aucune réponse si ce n’est la répression aux revendications de la population. Il y a un sentiment largement partagé d'un retour aux méthodes traditionnelles de la police de Ben Ali, et des dangers de tentatives visant à restaurer une nouvelle dictature. Nombreux sont ceux qui ne manqueront pas de remarquer le ‘deux poids deux mesures’ du gouvernement, dont l’attitude complaisante à l'égard de groupes salafistes réactionnaires contraste étrangement avec la répression brutale déchainée contre les actions de gauche et syndicales.

Dans tout le pays, le climat est maintenant particulièrement tendu, et cette répression pourrait susciter un ‘retour de flamme’; plusieurs manifestations de solidarité (notamment à Monastir, Sousse et Sfax), ainsi que des affrontements de jeunes avec la police ont déjà eu lieu depuis lundi dans plusieurs régions du pays. Une grève générale a eu lieu à Ktar (dans la région de Gafsa), une autre est en cours à Sidi Bouzid, et les bureaux d’Ennahda ont été brûlés en plusieurs endroits. Une grève de tous les élèves et étudiants a été engagée à Sousse, et d'autres actions par le syndicat étudiant, l'UGET, sont également l'objet de discussions en ce moment.

Aujourd'hui (le 11 Avril), un Conseil des ministres a décidé de lever l'interdiction de manifester sur l'avenue Bourguiba. Cela montre que le gouvernement n'est pas complètement confiant de s'engager dans une attaque frontale contre la jeunesse révolutionnaire et les travailleurs, et craint une réaction plus large dont le contrôle pourrait lui échapper. Le choc immédiat occasionné par l’ampleur de la répression, ainsi que les réactions populaires qui l’ont suivi, ont poussé le gouvernement à prendre une telle décision afin de tenter de calmer la situation.

Après ce qui s'est passé lundi, cette victoire est petite mais lourde de significations. La répression brutale utilisée par le régime l’a finalement conduit, entre autres choses, à céder sur l'une des principales revendications des manifestants: se réapproprier leur avenue Bourguiba, un symbole historique de la révolution qui a renversé le dictateur Ben Ali en janvier de l'année dernière.

Cependant, les événements des derniers jours indiquent clairement la direction dans laquelle le nouveau régime veut s’engager. De nouvelles tentatives de contre-attaquer vont nécessairement resurgir.

 

Une nouvelle période, faite de luttes acharnées, ne fait en réalité que commencer. L'UGTT et l'UGET pourrait considérer la possibilité d'organiser une journée de grève nationale, en signe de protestation et d’avertissement au gouvernement comme quoi toute tentative de porter atteinte aux droits démocratiques et sociaux se heurtera à une résistance solide des travailleurs, des étudiants, de la jeunesse révolutionnaire, et de tous ceux qui veulent que la ‘révolution de la liberté, de l'emploi et la dignité’ accomplisse ses objectifs.

Le CIO dénonce la répression policière croissante et le harcèlement des militants politiques et syndicaux, exige la liberté d'expression et de rassemblement pour tous, la fin immédiate de l'état d'urgence toujours en cours, ainsi que la libération immédiate de tous les manifestants arrêtés au cours des derniers jours. Une enquête indépendante doit être menée par l'UGTT, l’UDC et d’autres organisations populaires afin de déterminer les responsabilités dans les violences policières qui ont eu lieu au cours du week-end et lundi.

Nous exprimons notre solidarité avec tous ceux qui luttent pour leurs droits en Tunisie, et ferons tout ce qui est entre notre pouvoir pour dévoiler le vrai visage de la prétendue nouvelle Tunisie «démocratique», et pour aider comme nous le pouvons les militants révolutionnaires dans ce qui sera une lutte prolongée contre les tentatives de réaffirmation d'un nouveau régime autoritaire et oppressif.

Partager cet article
Repost0
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 18:22
Tunisie: Bas les pattes de l'UGTT!

* Contre le gouvernement pro-capitaliste et antisocial.

* Pour la construction d'une grève générale de masse de 24H, en riposte aux attaques contre les syndicats et pour la défense des droits démocratiques.

* Pour l'accomplissement des objectifs de la révolution

 

     Dans les derniers jours, plusieurs sièges de la centrale syndicale tunisienne l'UGTT ont été attaqués, saccagés, brûlés, ou ont été la cible de différents actes de vandalisme, tels que le déversage de déchets devant les bureaux du syndicat. Ce n’est pas une pure coïncidence que ces actes, répétés dans différentes régions du pays, ont lieu juste après le début d'une grève nationale de trois jours lancée par les employés municipaux affiliés à l’UGTT, parmi lesquels les éboueurs, grève qui a débuté le lundi 20 février pour exiger une amélioration générale des conditions de travail et des salaires.
     Au bureau local du syndicat à Feriana, dans le gouvernorat de Kasserine, certains des agresseurs ont exigé du fonctionnaire local de l'UGTT d'ouvrir son bureau, en menaçant de le brûler dans le cas où il n’obtempérait pas. Par la suite, le bureau a été saccagé et brûlé, et des documents syndicaux officiels ont été détruits dans l'incendie. Les quartiers généraux de la centrale syndicale à Tunis, ainsi que plusieurs locaux régionaux et locaux du syndicat à Monastir, Kairouan, Kebili, Ben Arous, Douze, Thala et La Manouba, ont subis des attaques similaires.
24/02/2012 Déclaration du Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO/CWI)

 

Tant que la tête de l'UGTT était dominée par de serviles bureaucrates de droite pro-Ben Ali, la classe capitaliste pouvait vivre avec une telle situation. Cependant, depuis le récent Congrès de la centrale en décembre dernier, qui a vu l’élection d'un Bureau Exécutif bien plus hostile à Ben Ali et aux gouvernements provisoires qui se sont succédés depuis le début de la révolution, la situation a changé, les actions de grève et revendicatives se sont accélérées, et les tensions se sont accumulées entre l'UGTT d’un côté, et la nouvelle coalition au pouvoir de l’autre, laquelle s’appuie sur ​​la vieille machine d'Etat qui, bien qu'ayant été coupée de certaines de ses figures les plus notoires, est en substance toujours celle de la dictature de Ben Ali.
     Le caractère systématique de ces attaques suggère qu’il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais d’une série d'attaques planifiées et coordonnées dans tout le pays, dans le but d'intimider et de briser l'esprit de résistance qui anime de larges couches de la classe ouvrière, résistance symbolisé par leur puissante centrale syndicale. En effet, à travers l'UGTT, c’est bien tous ceux qui persévèrent dans la lutte pour leurs droits sociaux et démocratiques, toutes les organisations et les individus qui sont déterminés à poursuivre et à approfondir la lutte révolutionnaire contre les tentatives des dirigeants actuels de la faire reculer, qui sont indirectement visés.

     Ces actions vicieuses et préméditées sont destinées à paralyser l'opposition des travailleurs au nouveau gouvernement, et à son agenda pro-capitaliste visant àla restauration de ‘l'ordre’, au détriment des droits et des conditions de vie de la majorité des Tunisiens qui ont été au cœur de la révolution. Il s’agit d’une offensive calculée par des éléments liés à la nouvelle élite dirigeante, qui cherchent à mettre l'UGTT sous la botte de son régime, lequel est fondamentalement opposé aux intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires.

Attaquer les bâtiments de l’UGTT est hautement symbolique, car ceux-ci ont toujours été une sorte de refuge contre la répression engagée par les différents régimes autoritaires tunisiens par le passé. Les affiliés de l'UGTT ont joué un rôle clé dans le mouvement de masse qui a fait tomber la dictature de Ben Ali, et, au début de la révolution en particulier, dans différents régions, c’est souvent à partir des locaux de l'UGTT que les premières mobilisations ont été organisées et sont parties.

     En janvier 1978 déjà, après l'appel à la grève générale par l'UGTT, qui avait été l'étincelle pour un soulèvement populaire contre le régime de Bourguiba, celui-ci avait tenté de briser le syndicat et envoyé ses milices pour attaquer le siège du syndicat. Ces méthodes ont été répétées en 1985, au travers d’une campagne massive visant à détruire le syndicat, dans la suite de la répression des ‘émeutes du pain’ de 1984. Maintenant, une fois de plus, le régime tunisien, cette fois sous la façade d'un gouvernement ‘démocratiquement’ élu, a décidé de passer à l'offensive par une tentative d’intimider ce qui représente sa plus grande menace: la classe ouvrière organisée.

     Les chiffres récents dévoilés par le Premier ministre Hamadi Jebali ont révélé que les 12 derniers mois ont vu 22.000 ‘mouvements de protestation’, avec 600.000 journées de travail perdues par des grèves. C’est exactement ce dont se plaint la classe capitaliste, dont la nouvelle coalition au pouvoir dirigée par le parti religieux Ennahda a promis de défendre les intérêts. Le gouvernement actuel préfère en effet défendre les intérêts de ses amis milliardaires Qataris plutôt que d’améliorer les conditions sociales de la majorité de la population. Et ce même gouvernement s'empresse d'assurer qu'il paiera la dette (5 milliards de dollars pour la prochaine échéance d'après la Banque centrale de Tunisie), contractée sous Ben Ali et donc n'étant pas celle du peuple tunisien, mais refuse de satisfaire les revendications des travailleurs et des masses.

     L'UGTT occupe une position unique dans le Maghreb par sa force organisationnelle, et c'est bien pourquoi les exploiteurs, leurs nouveaux représentants politiques et les restes de l'ancien régime, tous rêvent de lui briser le cou. Le secrétaire général du bureau syndical régional de Kasserine a affirmé qu'un groupe d'activistes appartenant à Ennahdha est venu dans la matinée au siège du syndicat le mardi pour protester contre la grève des employés municipaux, et que ce sont eux qui auraient mis le feu au bâtiment par la suite. Le communiqué publié par l'UGTT, pour sa part, a accusé les partis au pouvoir actuel de la volonté de « restaurer une dictature ». Sami Tahri, un porte-parole de l’UGTT, a fait remarquer qu’ « il s’agit d’un acte politique, bien organisé par le mouvement Ennahda. »

     Bien que l'identité exacte des auteurs de ces attaques ne soit pas connue, il est hors de doute que la responsabilité première de ces actes repose sur les épaules de l'actuel gouvernement, de ces bailleurs de fond et de ces soutiens issus du monde de la finance et des grosses entreprises, et de leurs relais dans les médias et dans l’appareil d'État. La campagne idéologique de dénigrement contre le syndicat et contre les grèves et les sit-in, consistant à accuser les travailleurs, les chômeurs et les pauvres qui luttent pour leurs droits d'être responsables de la crise économique, du chaos et de la destruction d'emplois, a été systématique et perpétuelle dès le 14 janvier de l'année dernière, et a pris un ton de plus en plus agressif dans les dernières semaines.

    À la fin du mois de janvier, Sadok Chourou, un éminent dirigeant d'Ennahda, a déclaré à l'Assemblée nationale que les grévistes étaient des ‘ennemis de Dieu’ et a ouvertement déclaré que la meilleure solution pour mettre fin aux grèves et aux sit-in consécutives était la force, suggérant, en citant un verset du Coran, de les exécuter ou de les crucifier, ou de leur couper une main ou une jambe. Voilà tout ce qu'ont à répondre les riches dirigeants d'Ennahdha, face à des gens qui luttent pour en finir avec des conditions de travail dangereuses et insalubres, en particulier les éboueurs qui jouent un rôle majeur pour assurer la propreté des villes et des quartiers.
     Les partenaires gouvernementaux d’Ennahda, le CPR et Ettakatol, qui ont été dans l'opposition à Ben Ali, vont-ils continuer à participer à un gouvernement qui s’attaque de front aux droits des travailleurs, des jeunes et des masses populaires, un gouvernement qui s’attelle à mettre peu à peu en place une nouvelle dictature ? Zoubeir Ch’houdi, un porte-parole d’Ennahda, a déclaré que le ministère de la Justice a été chargé d'ouvrir une enquête pour déterminer qui se cache derrière les récentes agressions. Aucune confiance ne peut être mise dans un corps qui n'a guère été réformé depuis la révolution. Seul un organisme indépendant, composé de représentants véritables des travailleurs et des syndicats locaux, devraient être en charge d’une telle enquête.

     Mais bien que nécessaire, cela ne sera pas suffisant. En plus de dénicher les coupables de ces attaques barbares, il y a une question beaucoup plus large qui est en jeu ici. La question de savoir comment renforcer le mouvement ouvrier et d'éviter que de telles attaques contre-révolutionnaires soient répétées dans le futur.
     En juin de l'année dernière déjà, le CIO commentait: « Des forces de défense bien organisées par les travailleurs ont besoin d'être mises en place pour protéger les grèves et les actions contre les briseurs de grève, quelque soit leur origine. Toutes les manifestations, sit-in et autres protestations doivent être systématiquement encadrées par des militants volontaires ; les bâtiments syndicaux, qui ont été attaqués ou pillés à plusieurs reprises en de nombreux endroits, doivent être défendus de la même manière ». Cette remarque retient toute sa pertinence à la lumière des récents événements.
     Déjà plusieurs manifestations locales, telles qu’à Bizerte, ont pris place dans les derniers jours contre ces attaques. Une grande manifestation, sous le slogan «Tout le monde avec l'UGTT contre la violence» est appelée pour ce samedi 25 Février. Le CIO soutient pleinement ces initiatives, mais pense aussi qu’une réponse plus audacieuse sera nécessaire pour poursuivre le combat. En effet, ces attaques prennent place dans un contexte plus large de menaces croissantes, de violence, de répression et d'intimidation contre les militants politiques, les organisations et associations de gauche, contre les femmes, et contre tous et toutes celles qui représentent le progrès et la lutte pour un avenir meilleur.
     Une grève générale de masse de 24H pourrait vraiment permettre d’inscrire le mouvement ouvrier dans la situation, de réaffirmer sa force, de donner un nouvel élan à tous les opprimés qui se battent avec ténacité depuis des mois, de renforcer toutes les actions industrielles locales et les protestations en cours, et de les unir au travers d’une réponse puissante, organisée à l'échelle nationale. Cela donnerait une leçon solide à tous les ennemis de la classe ouvrière, comme premier avertissement en prévision de futures actions.
     A cette fin, des assemblées générales et des réunions de quartier devraient être organisées, par l'UGTT et ses soutiens, et par tous ceux qui ne veulent pas voir se mettre en place une nouvelle dictature, pour s'organiser et mobiliser collectivement, pour cette action mais aussi pour ses suites, afin de discuter ensemble de la continuation de la lutte et des revendications, et de comment inscrire le mouvement dans la durée pour poursuivre la révolution jusqu’à la victoire.
     Cela implique une lutte durable et conséquente non seulement pour la défense des droits démocratiques et syndicaux, mais aussi pour la réalisation des nombreuses revendications sociales, pour en finir avec la pauvreté, les bas salaires, le chômage de masse ! Pour un emploi décent pour tous et toutes avec un salaire permettant de vivre dignement, pour un logement décent pour tous et toutes, pour l’amélioration des infrastructures et pour des services publics de qualité et accessibles dans toutes les régions du pays, contre le paiement de la dette, pour une purge effective de l’appareil d’Etat et pour un gouvernement des travailleurs et des masses populaires.
     Pour réaliser tout cela, en dernière instance, une rupture complète avec le capitalisme et un changement socialiste de la société seront nécessaires.
    Le CIO apporte sa pleine solidarité à tous les travailleurs, les jeunes, les femmes, les chômeurs, et tous ceux qui en Tunisie continuent leur combat courageux contre l'exploitation, la misère et la violence imposée par le système actuel.
Comité pour une Internationale Ouvrière, 24/02/2012
 
Partager cet article
Repost0
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 13:55

Ce samedi 18 février 2012, plus de soixante personnes se sont réunis à Montélimar en solidarité avec le peuple grec.

 

DSC09081.JPG

 

Nous publions ci-dessous les grandes lignes de l'intervention d'un camarade de la GR Drôme lors du rassemblement de soutien au peuple grec à Montélimar.

 

Nous sommes tous grecs !

affiche Gauche révolutionnaire solidarité peuple grec

 

En Grèce, c’est le peuple qui paye la crise du capitalisme, pas les riches, les banquiers, les grands patrons, les armateurs ou l’église. Il faut savoir qu’il y a plus d’une cinquantaine de lois pour exonérer d’impôt les armateurs.

Aujourd’hui, le peuple est sacrifié pour sauver le système financier, qui est le seul responsable de la situation. Ce sont les banques qui ont plongé le système dans la faillite.  Ces banques ont été sauvées par les États en 2008, et aujourd'hui, elles attaquent les dettes des Etats alors qu'elles en sont la principale cause.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la Grèce est le laboratoire de l’Europe, que les capitalistes préparent les mêmes attaques dans tous les pays.

Nous vivons une attaque généralisée contre les travailleurs et la population, pour en finir avec les acquis sociaux que nous avons obtenus par nos luttes et par un rapport de force de la classe ouvrière au 20ème siècle. Ce qu’ils veulent, c’est un retour à l’esclavage.

L’histoire est faite ainsi, les classes dirigeantes, minoritaires, font tout pour conserver leur domination et s’approprier le plus possible de richesses. Mais L’histoire est faite aussi par la lutte de classe, aujourd’hui, par la résistance des travailleurs et des classes populaires contre le capitalisme et la bourgeoisie.

Il faut organiser cette résistance pour en finir avec un système qui ne nous offre aucun avenir.

Les élections de 2012 n’y changeront rien, car les représentants des partis de gouvernement ne sont pas au service de la population, mais au service des capitalistes.

D’ailleurs, en Grèce et en Espagne, ce sont les partis socio-démocrates qui ont imposé l’austérité. Ces partis ont accepté le marché et acceptent de faire payer le peuple au nom du marché !

Quand un gouvernement ne convient plus aux marchés, ces marchés imposent de nouveaux représentants, non élus. En Grèce, Papademos, dont le gouvernement va de la social-démocratie aux nationalistes, est l’ancien président de la banque centrale grecque. Il a participé au maquillage des comptes grecs avec la complicité de la banque Goldman Sachs, afin de rentrer dans la zone euro.

On le voit, les marchés se moquent bien de la démocratie et ils se contentent de n’importe quelle forme politique tant qu’ils ont le contrôle de l’économie.

Pour combattre ce système, nous devons organiser la lutte internationalement. La lutte courageuse des travailleurs grecs déterminera aussi la violence avec laquelle les plans d’austérités seront imposés aux autres peuples européens.

 

*Non à la dictature des 1% ! Pour la démocratie réelle, c’est à nous de décider, pas aux marchés !

*Non aux plans d’austérité

*Pour des grèves générales coordonnées de manière la plus large possible, internationalement

*Pour l’organisation des luttes, par en bas, par des assemblées générales dans les entreprises et les quartiers, pour des comités d’action.

 

Le capitalisme nous a plongé dans trois crises, écologique, économique et sociale. Ce système ne nous offre aucun avenir, si ce n’est la destruction de l’humanité.

C’est pour cela que nous devons lutter contre ce système, mais que nous devons aussi proposer une alternative, le socialisme. Bien entendu, pas le socialisme version PS qui n’a de socialiste que le nom, ni les bureaucraties soviétiques qui  n’ont été que des caricatures.

Le socialisme, c’est la planification démocratique de l’économie organisée par les travailleurs et la population. Pour cela, il faut une appropriation collective des grands moyens de production et une gestion de ces moyens de production démocratique, par les travailleurs et la population.

C’est en enlevant des mains des capitalistes le pouvoir économique que nous pourrons enfin construire le socialisme, une société qui répond aux besoins de tous et non aux profits d’une minorité de possédants.

 

Solidarité avec le peuple grec !

La lutte continue !

 

Mathieu S.

Partager cet article
Repost0
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:49
Journée d'action et de grève dans toute l'Europe le 29 février, manifestation dans la Drôme à Valence, 14h30, place du champ de mars,et à Montélimar, 14h30, au théâtre.
En Ardèche, manifestations à Annonay, 14h, usine Faya, à Aubenas, 15h, champ de mars, Le Cheylard, 14h, usine Chomarat, et Privas, 10h, préfecture
La lutte internationale peut mettre un terme à la dictature des marchés !

NON à la dette!

NON à l'austérité!

NON au chantage!

En 2012, les marchés et les gouvernements à leur service ont encore plus de misère en stock. Cela signifiera à la fois une aggravation de la crise économique et de la guerre menée contre les vies et l’avenir des travailleurs. Avant tout, il y aura cette tentative d’imposer un nouveau ''pacte financier'' mis au point par les politiciens de l’Union Européenne. La nouvelle grève générale de 48h des 10 et 11 février en Grèce a aussi illustré quelles sont les batailles à mener dans cette guerre de classe. Nous, les sections du Comité pour une Internationale Ouvrière de Grèce, Irlande, Portugal, Italie et Espagne, soutenues par les autres sections du CIO comme celle de France et d’Allemagne, avons travaillé à cette déclaration pour répondre à la guerre de classe déclarée contre les travailleurs et les jeunes, une réponse contre le chantage des marchés et de l’UE, une réponse contre le mensonge selon lequel il n’existerait qu’une seule alternative : celle de la lâche capitulation face aux marchés et aux actionnaires.

 

Déclaration commune des sections du CIO en Grèce, Espagne, Portugal, Italie et Irlande

 

En Europe, récemment devenu l’épicentre de la crise économique, les travailleurs et les jeunes n’ont cessé d’être touchés par la crise. Ils ont face à eux des perspectives toujours plus négatives. Dans la ''périphérie'' de l’eurozone - Grèce, Portugal, Espagne, Italie et Irlande - la situation est dominée par un chômage de masse, en particulier pour les jeunes, une récession prolongée et une pauvreté croissante.

Les politiques d’austérité, nées de la détermination de faire payer la crise aux travailleurs, ne servent qu’à davantage aggraver la crise économique. Les nouveaux gouvernements favorables au marché comme le Parti Populaire en Espagne et les prétendus gouvernements de technocrates imposés par les spéculateurs aux populations de Grèce et d'Italie ont, comme on pouvait s’y attendre, échoué à renverser la vapeur.

Le processus de contagion est inévitable, avec l’Italie et la Grèce rendues exsangues par les marchés de la dette. Cela s’accompagne d’un élargissement de la crise de la dette, qui risque d’engloutir des pays dit ''centraux'' comme l’Allemagne ou l’Autriche. Cette dernière est étroitement reliée à la crise financière dévastatrice à l'oeuvre en Europe de l’Est dans des pays comme la Hongrie ou la Roumanie. Tout cela pointe vers la possibilité d’une tempête financière au cours de laquelle l’Euro ne peut survivre, pas dans sa forme actuelle.

 

Ejecté de l’Euro ?

Avec le retour d’une politique ouvertement coloniale de la part des plus importantes puissances impérialistes, en particulier du capitalisme allemand, nous sommes confrontés à la collaboration jusqu’à présent docile et obéissante de la classe dirigeante nationale. A titre d’exemple, il suffit de penser à la proposition du gouvernement allemand d’abolir le contrôle grec sur le budget pour le remplacer par un commissaire européen mandaté pour surveiller l’économie grecque.

Une des caractéristiques de la crise actuelle est la volonté des pontes du système de court-circuiter les ''normes'' démocratiques, et de donner ainsi à la dictature des banques et des corporations une expression beaucoup plus claire et visible. Les politiciens et gouvernements qui défendent le système capitaliste pourri se limitent à présent au rôle de poupées chargées d’exécuter le diktat des marchés et de la troïka. Le traité intergouvernemental signé lors du dernier sommet européen souligne cette évolution. Ce traité va légalement enteriner la domination des politiques d’austérité.

Les tentatives désespérées des chefs capitalistes, en particulier en Irlande, d’éviter un referendum sur cette question (celle des politiques d’austérité) montrent une fois de plus leur approche anti-démocratique, qui s’explique elle-même par la volonté du capitalisme à l’échelle mondiale. Toutefois, dans d’autres cas, comme en Grèce sous Papandreou cet automne, on a pu voir comment des gouvernements capitalistes essayaient d’utiliser les référendums pour mettre en place une campagne de chantage et de peur autour de ''l’éventuelle catastrophe'' d’un effondrement économique qui suivrait un ''non'' lors du référendum.

Seul la mobilisation de la force des travailleurs et des jeunes, armés d’une alternative politique aux plans catastrophiques du capitalisme, peut changer la donne. Nous supportons pleinement le droit des populations de rejeter par un référendum organisé de manière pleinement démocratique, le paiement de la dette, les coupes sociales, etc. Nous nous joignons aux millions de travailleurs et de jeunes qui demandent d’exprimer leur opinion sur les politiques d’austérité. Au cours des ces échéances, nous défendrons un NON clair et sans ambiguïté.

 

Combattons le chantage

En 2011, on a vu les travailleurs intervenir massivement dans toute une série de pays européens. La Grèce a connu 7 grèves générales (dont deux de 48h) en 2011, auxquelles il faut ajouter les 7 grèves générales de 2010, alors que l’année 2012 a commencé par une nouvelle vague de grèves générales début février, en réaction aux mesures violentes discutées par le gouvernement. Cela illustre l’ampleur de la colère et de la détermination des travailleurs grecs à résister face à cette situation désespérée.

Le Portugal a connu une grève générale en novembre, et, en Italie, il y a eu plusieurs vagues de grèves et de protestations. Au Portugal, comme en Espagne, on a vu l’explosion du mouvement des Indignés, exprimant une rage contre la dictature des banquiers. L’arrivée des masses dans les rues de Bucarest et d’autres villes a fait tomber le gouvernement roumain cette semaine.

La réponse de l’establishment fut une campagne de chantage et de peur contre la population, en plus d’une violente répression d’Etat, dans laquelle la sortie de l’euro a été présentée comme une guillotine suspendue au-dessus des travailleurs. Cette campagne a exploité la crainte légitime des travailleurs. En restant dans les limites du système capitaliste, une sortie d’un certain nombre de pays de l’euro provoquerait une période de profonde crise économique pour toute l'eurozone, avec un accroissement du chômage, de la pauvreté et de l’appauvrissement de la population qui toucheraient des millions de travailleurs, avant tout ceux des pays “périphériques comme la Grèce, Irlande, l’Espagne ou l’Italie.

C’est pourquoi la classe ouvrière et les mouvements sociaux, avec l’aide des partis de gauche de masse, là où ils existent, ont le devoir de développer un programme pour dépasser cette crise qui défie et dépasse le cadre et la logique de la zone euro et de l’actuel système du marché.

Cela doit commencer par un rejet implacable du paiement de la dette nationale aux marchés des vautours et des Etats, ainsi qu’aux institutions européennes comme la BCE. Ces immenses dettes, volées sur la base de la spéculation capitaliste, d’une gestion criminelle et du népotisme pratiqué par les gouvernements néo-libéraux successifs - parmi lesquels il faut aussi compter les soi-disant partis ''socialistes'' en Espagne, en Grèce, au Portugal et ailleurs - se sont démultipliées avec le sauvetage des banques, alors que la population y était opposée. Ces dettes, nous n’en sommes pas responsables.

Alors que l’argent des travailleurs, comme les fonds de pensions, doit être protégé, il faut en revanche s’opposer résolument au pompage des ressources de la société pour payer ce fardeau criminel. En dehors de la logique malsaine des classes dirigeantes, exécutant les diktats de la Troika, ces ressources pourraient être utilisées pour créer des millions de postes de travail, pour établir un système de providence décent avec un système de santé et d’éducation public, organiser des activités économiques productives à travers de grands programmes d’investissements publics.

Sur la base de banques et d’un secteur financier nationalisés, tout comme devraient l'être les les secteurs-clés de l’économie, sous le contrôle et la gestion démocratique des travailleurs, un plan d’urgence pourrait être développé pour créer massivement des emplois et rétablir les conditions de vie. Nous pourrions alors voir des politiques socialistes authentiques qui commencerait à dépasser les problèmes fondamentaux imposés aux travailleurs et aux chômeurs.

On nous dit qu’avec de telles mesures, les pays seraient éjectés de la zone euro. Cependant, avec l’offensive actuelle de l’austérité et l’impasse dans laquelle les grands pouvoirs mènent les économies les plus faibles, une telle issue (défaut de paiement et éjection de la zone euro) parait proche de toute façon!

C’est vrai, sur base de la continuation du capitalisme et restant en dehors de la zone euro, le cauchemar pour les travailleurs continuerait ou même empirerait, puisque la dévaluation sabrerait leurs conditions de vie et leurs épargnes sous les attaques du capitalisme grec, malgré la soi-disant « indépendance » de l’Union Européenne. Mais le moyen d’éviter le désastre économique pour la classe ouvrière n’est pas d’accepter n’importe quelle attaque contre nos droits et conditions, juste pour rester dans la zone euro un peu plus longtemps ! Du point de vue des capitalistes, les alternatives que nous avons maintenant sont: a) rester dans la zone euro, en acceptant la destruction totale de l’aide de l’état ou b) garder l’euro et, faisant face à une isolation économique, un violent déclin et une misère sans précédent.

Les travailleurs d’Europe ont cependant une troisième solution: elle commence par organiser la défense des conditions de vie et des droits des travailleurs et la rupture avec le système capitaliste.

Cela devra s’étende à des lutes unifiées de la classe ouvrière internationale, surtout dans les pays les plus affectés par la crise. L’unité dans la lutte des travailleurs de Grèce, du Portugal, d’Irlande, d’Italie et d’Espagne pour renverser les plans de « sauvetage » et l’austérité est un pas en avant crucial et nécessaire pour la construction d’une telle alternative.

Nous ne partageons pas, bien sûr, la vision nationaliste étriquée de ceux qui disent de simplement quitter l’euro. Les tensions nationales qui ont augmenté au cours de la crise, qui se sont vues en particulier par la propagande anti-Grecs par les représentants du capitalisme en Allemagne, en France, en Autriche et dans d’autres pays, augmentent le danger de division et les sentiments nationalistes. L’extrême-droite menaçante et les forces populistes peuvent jouer sur ces sentiments, et peuvent faire des avancées dangereuses, comme cela s’est vu en Hongrie, en Autriche et ailleurs, compte tenu du vide dans la représentation politique de la classe ouvrière.

Et bien entendu, nous n’espèrerons jamais des gouvernements au service de la classe dominante qu’ils appliquent la politique que nous défendons. Celle-ci ne peut être accomplie que sur base d’une lutte et de perspectives anticapitalistes internationales et par un gouvernement représentant et servant les intérêts des travailleurs.

Initialement confronté à l’éjection de la zone euro, un gouvernement des travailleurs pourrait appliquer un programme d’urgence incluant le contrôle étatique sur les importations et les exportations et, pour arrêter la “fuite des capitaux” par les possédants et les multinationales assoiffés de profits, l’imposition de contrôles du capital, sous le contrôle démocratique de représentants élus. Cela devrait être repris et dans les luttes dans tout le continent.

Sur de telles bases, on pourrait avancer vers l’intégration authentique de l’économie et de la société européenne, à laquelle les politiques des gouvernements au service des patrons et le système capitaliste lui-même ont été un obstacle.

Cette lutte pourrait gagner rapidement un soutien massif dans toute l’Europe, par un appel aux alliés de la classe ouvrière au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Grèce et en Italie, mais aussi dans les économies-clé avancées en Allemagne, en France, au Royaume-Uni etc.

Les pays éjectés de l’Union Européenne, formant une fédération sur des bases socialistes, pourraient commencer une planification et une coordination démocratiques de l’économie internationalement, dans une lutte pour une Confédération Socialiste des Etats Indépendants des Travailleurs en Europe, sur des bases libres et égales.

 

Une alternative internationaliste pour mettre fin à la misère de la crise

Plusieurs journées d’action internationales organisées au cours de l’année dernière ont donné un aperçu de la force dont peuvent disposer les travailleurs et les jeunes. Le 15 octobre 2011, Le mouvement des Indignés et Occupy ont fait descendre des millions de gens dans la rues dans le monde entier. La Confédération Européenne des Syndicats a organisé différentes actions, dont la dernière est planifiée le 29 février. Elles ont le potentiel de mobiliser, mais des actions symboliques ne sont pas suffisantes. Nous soutenons l’avancée de telles initiatives, vers une première grève générale de 24 heures dans toute l’Europe. Les grèves générales en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande et en Italie devraient être coordonnées et simultanées contre les plans de sauvetages et les politiques d’austérité de la Troïka. Ce serait une première démonstration initiale d’unité et de force.

Cependant, l’attitude des dirigeants de la Confédération Européenne des Syndicats dans leurs pays respectifs a montré que leur intention n’était pas de mener une lutte sérieuse jusqu’au bout contre la crise du capitalisme. Déplorablement, dans beaucoup de pays la classe ouvrière se confronte à la crise avec une direction syndicale indigne de ce nom, qui a systématiquement refusé de mobiliser toute la puissance de la majorité pour résister aux attaques du marché.

Les travailleurs et les jeunes en Grèce et au Portugal ont donné une indication de comment la pression des masses et l’organisation par en bas sont efficaces à pousser la direction à agir. Le CIO lutte pour une transformation démocratique des syndicats, pour la construction de l’opposition de gauche, pour le remplacement des dirigeants qui penchent à droite par ceux qui ont la volonté de lutter et sont complètement responsables devant les membres du syndicat et contrôlés par elle, payés au salaire moyen de leur base. Les grèves générales de la période à venir devront être contrôlées démocratiquement et construites par en bas, au moyen d’assemblées générales sur les lieux de travail et dans la société, et de comités d’action, pour assurer que les luttes soient victorieuses et ne soient pas vendues par en haut.

Nous sommes convaincus que, armés de telles organisations et d’une telle politique, on peut lutter pour une véritable alternative et la populariser. Mais une partie essentielle de ce processus est aussi de forger des organisations politiques de masse, contrôlées démocratiquement par les travailleurs, les jeunes et les pauvres, pour construire le soutien et la campagne pour une alternative aux coupes et au capitalisme. Un tel nouveau mouvement de la gauche serait capable de canaliser la colère de ceux qui sont dégoûtés par les institutions politiques vers la construction de forces politiques complètement distinctes de celles qui les ont trahies par le passé.

Rejoignez le CIO dans la lutte pour amener les travailleurs et les jeunes à combattre dans cette perspective !

 

Nous revendiquons :

 

  • Non à la dictature des 1%! Pour la démocratie réelle maintenant ! Les travailleurs et les chômeurs devraient décider, pas les marchés !
  • Non à l’impasse de l’austérité! Non aux coupes, pour des investissements massifs dans les emplois, le logement, l’éducation et la société ! Non au cauchemar du chômage des jeunes!
  • Pour une solution basée sur la lutte internationale! Pour des grèves générales coordonnées ! Vers une grève de 24 heures Européenne !
  • Pour des syndicats démocratiques et combattifs! Construction de la lutte par en bas par des assemblées et des comités d’action ! Construction de vrais instruments politiques massifs de gauche de la classe ouvrière et des jeunes !
  • Rejet du chantage de la Troïka et des marchés ! Seule une lutte massive peut briser le carcan de l’austérité ! Non aux gouvernements « technocrates » antidémocratiques ! Un referendum pour arrêter les nouveaux plans d’austérité de l’Union Européenne !
  • Pour une Europe des travailleurs! Opposition à l’Union Européenne capitaliste ! Luttons pour une Confédération Socialiste des états libres et indépendants en Europe !

Socialismo Revolucionario (CIO au Portugal), ControCorrente (partisans du CIO en Italie), Socialist Party (CIO en Irlande), Xekinima (CIO en Grèce), Socialismo Revolucionario (CIO en Espagne)

Partager cet article
Repost0
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 22:38
Rassemblement de soutien au peuple grec, à Montélimar,  samedi 18 février 2012 à 11 heures, devant la Poste (centre-ville).

Articles du Parti Socialiste de Lutte, section belge du CIO

"Solidarité à la Grèce qui Résiste"

Ce mercredi 15 février, un rassemblement de protestation contre la réunion de l'Eurogroup a eu lieu au rond point Schuman, près des bâtiments de l'Union Européenne à Bruxelles. Les manifestants s'étaient réunis à l’initiative de la campagne ''Solidarité à la Grèce qui Résiste". Dimanche dernier, le Parlement grec a voté l'application de nouvelles mesures d'austérité exigées par l'UE et le FMI. Ces mesures ont provoqué une grève de 24 heures le mardi 7 février et une autre grève générale de 48 heures le vendredi 10 et le samedi 11 février. 500.000 personnes se sont aussi rassemblées le dimanche. Ces mobilisations sont sans précédent dans l'histoire post-seconde guerre mondiale du pays.

Socialismo Revolucionario (CIO au Portugal), ControCorrente (partisans du CIO en Italie), Socialist Party (CIO en Irlande), Xekinima (CIO en Grèce), Socialismo Revolucionario (CIO en Espagne

Partager cet article
Repost0
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:23
mardi 14 février 2012
APPEL URGENT. Nos camarades Kazakhs Esenbek Uktesbhaev et Aimur Kurmanov sont en danger

Ci-dessous, une lettre de nos camarades, qui ont de bonnes raisons de craindre une arrestation ou un enlèvement dans les jours qui viennent. Nous devons faire le maximum pour l’éviter. Nous prenons des mesures concrètes en Russie, mais à l’internationale, les camarades doivent transmettre ces informations et construire avec une campagne internationale de soutien aux travailleurs en lutte : www.campaignkazakhstan.org.

Veuillez envoyer rapidement des mails de protestations à l’ambassade du Kazakhstan en Belgique à : bolat.temirbayev@gmail.com ainsi qu’au ministère des affaires étrangères kazakhes via l’adresse : mid@mid.kz  

 

 

Communiqué de presse:

 

Au directeur exécutif de tous les mouvements des droits de l’homme en Russie, Lev Aleksandrovitch Ponomarev.

Au directeur de l’institut pour les droits humain, Valentin Michaelovitch Gefter.

De la part de Esenbek Uktesbhaev, president du syndicat Kazakh “Zhanartu” (rennaissance), et le vice président de Zhanartu , Aimur Kurmanov.

Nous, les leaders du syndicat indépendant des travailleurs, Zhanartu - Esenbek Uktesbaev, président, et le vice président, Aimur Kurmanov- tenons à vous alerter sur le fait que nous pourrions bientôt être soumis à une arrestation ou à un l'enlèvement, résultant de notre éloignement de force du territoire de la République du Kazakhstan, où l'arrestation et l'emprisonnement nous attendent inévitablement.

Le fondement de ces affirmations est dû à la venue à Moscou du chef du Département des affaires internes de la région de Mangistau, le colonel Amanzhol Kabylov, avec un groupe d'officiers des renseignements, pour mener des négociations avec les policiers de la Fédération de Russie. Nous l’avons appris par le biais de journalistes russes et aussi par nos sources au Kazakhstan. Le sujet de ces négociations est évident – planifier la réalisation de notre arrestation en collaboration avec les forces russes, car nous sommes actuellement sur le sol de Russie.

Le dit Colonel de haut rang du Ministère des affaires intérieures Kazakhes, est actuellement chargé de "l’enquête" sur le cas des événements sanglants du 16 Décembre dans la ville de Zhanaozen et à la station Shetpe dans la région Mangistau, qui, selon nos informations, ont abouti à la mort d'un grand nombre de travailleurs en grève et leurs proches qui avaient été impliqués dans une manifestation pacifique.

En tant que résultat de la collaboration du ministère de l'Intérieur et le Service de sécurité du Kazakhstan, de nombreuses affaires criminelles ont été déposées et des dizaines de personnes ont déjà été arrêtées. Tels que les travailleurs prenant part à la grève massive du pétrole, une grève qui dure depuis le 17 mai, ainsi que les dirigeants du parti d'opposition «Alga» («En avant») - Vladimir Kozlov, Ayzhangul Amirov, Ruslan Simbinov, Serik Sapargali, ainsi que le rédacteur en chef du journal indépendant, «Vzglyad» («Point de vue») , Igor Vinyavski.

Tous ceux-ci, ainsi que des dizaines de personnes qui sont interdites de voyager, sont accusés en vertu de plusieurs articles du Code criminel: 164 'd’incitation à la discorde sociale ", 241' d’avoir organisé des émeutes" et 170 "d’appeler au renversement du système constitutionnel actuel». Nous sommes, depuis le 7 Octobre, dans une visite prolongée en Russie, où nous avons échangé des expériences avec les organisations des travailleurs et les médias qui appuient les travailleurs du secteur pétrolier en grève dans Mangistau et les membres de notre syndicat au Kazakhstan. Chez nous, dans notre pays, en été, il y avait aussi une affaire portée au pénal contre nous à l'initiative de l'arbitraire autorité locale - en vertu de l'article 327 du Code pénal. Mais en ce moment, il est suspendu et il est censé être totalement arrêté en raison d'une amnistie qui a été annoncée.

Mais comme nous l'avons appris par nos sources au sein des organes de répression, une nouvelle affaire pénale est déjà en cours de fabrication relevant de l'article 164 du Code pénal pour «incitation à la discorde sociale". En fait, il s'agit d'une tentative de nous rendre responsable, ainsi que l'opposition, pour les événements tragiques du 16 décembre à Mangistau. C'est la raison pour laquelle le premier commandant de Zhanaozen est à Moscou, afin d'organiser notre arrestation et notre remise ultérieure à Aktau. Nous craignons que notre arrestation puisse être faite dans le secret et réalisée sous la forme d'un enlèvement, sans aucune annonce au niveau international, ni aucun respect des conditions pour l'extradition. Cela a déjà été fait par les services spéciaux ouzbeks et tadjiks contre leurs opposants et dissidents politiques, qui se trouvaient dans la Fédération Russe. De même, nous vous assurons que nous sommes en Russie légalement et nous n’avons commis aucune infraction envers la loi Russe. Nous nous sommes seulement engagés dans la défense de nos concitoyens, leurs droits étant violés par les autorités dans notre pays. Nous vous demandons de l'aide, et l'organisation d'une campagne de défense en cas d’arrestation illégale ou d'enlèvement par les services secrets kazakhs, sur le territoire de la Fédération Russe.

Sincèrement vôtres,

Esenbek Uktesbhaev, président du syndicat Kazakh “Zhanartu” , et le vice président de Zhanartu , Aimur Kurmanov.

campagne solidarité Kazakhstan CIO grève travailleurs

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 19:44
Reprise de la lutte des classes en Europe tandis que la crise de la zone euro s’approfondit

 

Le Comité Exécutif International (CEI) du Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO) s’est réuni du 17 au 22 janvier 2011, en Belgique, avec 33 pays d’Europe, d’Asie, d’Amérique Latine et d’Afrique représentés. Après le premier rapport du meeting du CEI sur la situation mondiale, voici un rapport de Finghin Kelly sur les développements cruciaux en développement en Europe.

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 18:50

L'année 2011 a vu des révolutions démocratiques qui ont fait tomber des dictateurs comme en Egypte et en Tunisie. Cette traînée de poudre révolutionnaire s'est répandue jusqu'à faire chuter des régimes autoritaires.

 

Un mouvement masif

 

Les indignés virent le jour à la suite des printemps du Maghreb et du Moyen Orient, dans un élan de revendications révolutionnaires. Le mouvement s'est développé grâce à internet. La toile du réseau est mondiale et permet de faire partager les expériences de luttes, les formes d'organisation. L'image des violences commises par la police et l'armée sur les peuples illustre la répression qui est forte pour ceux qui refusent de céder aux pouvoirs en place. Les indignés sont regroupés dans des démocraties occidentales. Le droit d'expression y est toléré mais le rassemblement ne l'est que sur autorisation des autorités légales. C'est sur ces bases que le mouvement des indignés a pris racine. Il met en avant que le partage des richesses n'existe dans aucun pays, que nulle part les politiques n'agissent pour le peuple et que les financiers détiennent l'économie. les indignés sont là pour dénoncer le système et ils sont soutenus par la majorité de la population. Ils revendiquent que le pouvoir soit remis aux peuples, où chaque citoyen prendrait une part active dans la vie de la cité. Lors des rassemblements, des journées de mobilisation internationale d'indignés, comme le 14 janvier, on y teste la vraie démocratie sous forme d'assemblées populaires. Des revendications sont mises en avant telles que créer une assemblée constituante afin de changer la république pour y permettre une démocratie directe. D'une même manière, des pôles financiers mondiaux sont squattés avec le mot d'ordre "occupy" (en exemple des luttes menées sur la place Tahrir et la place Kasbah), par des campements de fortune pour dénoncer les inégalités et la misère. Les indignés se présentent comme les représentants des 99 %, venant de diverses couches sociales, symbolisant la classe des travailleurs.

 

Aspect du mouvement

 

Leur socle commun d'organisation mondiale sont les lois "universelles" pour donner la justice à tous les citoyens. L'objectif, plein d'illusions, est de faire respecter les chartes signées par toutes les nations, que ce soient les droits de l'homme, l'égalité hommes-femmes ainsi que tous les textes qui obligent les Etats à protéger l'intégrité physique et morale de tous et toutes. Chacun est libre de prendre part à l'organisation, de s'y investir en proposant des actions, des réflexions collectives ou personnelles pour faire avancer le mouvement.

Nos propositions marxistes révolutionnaires semblent pouvoir être écoutées, mais le mouvement des indignés n'est pas seulement composé de jeunes en galère, de précaires, de chômeurs, d'opprimés, de vieux dans la misère, il est aussi le lieu d'expression d'une classe de gens aisés qui se battent pour leurs intérêts personnels.

 

La crise mondiale affecte tous les pays du globe, détruisant de nombreux emplois, et rabaissant le niveau de vie de la classe moyenne qui voit son pouvoir d'achat baisser. La lutte contre le capitalisme est, parfois, représentée comme un risque par les indignés de la classe moyenne et vu qu'ils sont majoritaires à la tête du mouvement, ils préfèrent s'accrocher à ce qu'ils possèdent, tout en espérant être écoutés lorsqu'ils parlent de la régulation des marchés financiers. Pour de nombreux indignés, il semblerait plus juste de créer une solidarité entre les classes, que de lutter pour la suppression des classes sociales, car cela les obligerait à lâcher leur statut de privilégié.

 

Limites

 

Le caractère de masse du mouvement des indignés indique que nous sommes entrés dans un période de lutte qui cherche des formes plus directes que les journées d'action isolées appelées par les directions syndicales dans la plupart des pays. Il est le produit d'une réaction de masse contre les politiques d'austérité qui veulent nous faire payer la crise. Mais le mouvement ne s'est pas suffisament tourné vers la classe qui peut réellement renverser le capitalisme : la classe ouvrière.

Mis à part les Etats-Unis où les syndicats ont apporté une aide importante au mouvement des "occupy", les syndicats en Europe n'ont pas cherché à entrer en discussion avec les indignés. La volonté de se déclarer apolitique voire anti-politique, largement compréhensible puisqu'il s'agit d'une réaction de rejet des partis dominants et corrompus, est néanmoins un obstacle pour réellement contester le pouvoir des classes dirigeantes.

Cela demandera encore des discussions, mais il est clair que pour aller de l'avant, ce mouvement devra au contraire mettre en débat la nécessité d'un nouveau parti qui défende réellement les intérêts des travailleurs, des jeunes et de tous les opprimés.

 

Mat J et Al

Partager cet article
Repost0

Luttons contre le FN

Affiche

Journal L'Egalité

Journal-Egalite-158.png

"Le sens réel du mot d'ordre d'égalité ne peut résider que dans l'abolition des classes sociales" Lénine  

Pour en savoir plus     Abonnez-vous

Comité pour une Internationale Ouvrière

logo-CIO.JPG

www.socialistworld.net

 

Gauche Révolutionnaire, séction française du

Comité pour une Internationale Ouvrière

  Le capitalisme est un système mondial et il doit être combattu à la même échelle. C'est pourquoi la Gauche révolutionnaire fait partie d'une organisation marxiste internationale: le Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO), un parti mondial actif sur tous les continents. Notre lutte en France s'inscrit dans le cadre d'une lutte des travailleurs du monde entier pour un société socialiste car si la révolution socialiste éclate sur le plan national, elle se termine sur l'arène internationale. La démocratie ouvrière et la planification socialiste de la production ne peuvent se limiter à un seul pays. C'est d'ailleurs l'isolement de la Russie soviétique qui a conduit à sa dégénérescence à partir de 1924.

     Le CIO est une organisation socialiste internationale qui comprend des sections dans quarante-cinq pays sur tous les continents.

L'histoire du CIO, Comité pour une Internationale Ouvrière