Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche Révolutionnaire Drôme Ardèche, section française du Comité pour une Internationale Ouvrière
  • : "Pour une société démocratique socialiste" La Gauche Révolutionnaire lutte pour un monde débarrassé de la misère et de l'exploitation. Un monde où l'économie sera organisée démocratiquement par les travailleurs eux-mêmes pour satisfaire les besoins de tous. Pour cela, il faut en finir avec le capitalisme et sa loi du profit. C'est par le socialisme, par une Révolution, par la planification démocratique de l'économie que pourra commencer à se mettre en place une société démocratique socialiste
  • Contact

campagnes GR Drôme

Facebook

Citation

« Le prolétariat se servira de sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l’Etat, c’est-à-dire du prolétariat organisé en classe dominante, et pour augmenter au plus vite la quantité des forces productives. [...] les antagonismes des classes une fois disparus dans le cours du développement, toute la production étant concentrée dans les mains des individus associés, alors le pouvoir public perd son caractère politique. Le pouvoir politique, à proprement parler, est le pouvoir organisé d’une classe pour l’oppression d’une autre. Si le prolétariat, dans sa lutte contre la bourgeoisie, se constitue forcément en classe, s’il s’érige par une révolution en classe dominante et, comme classe dominante, détruit par la violence l’ancien régime de production, il détruit, en même temps que ce régime de production, les conditions de l’antagonisme des classes, il détruit les classes en général et, par là même, sa propre domination comme classe.

A la place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. »

marxMarx / Engels
Manifeste du parti communiste
1847
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 22:27
Kazakhstan : 70 morts et 500 blessés par la police anti-émeute !

APPEL URGENT A LA SOLIDARITE !

Aujourd'hui, fête de l'Indépendance du Kazakhstan, plus de 3.000 personnes se sont rassemblées pacifiquement à Janaözen (ou Zhanaozen, à l’ouest du pays) afin de soutenir les revendications des travailleurs du pétrole, en grève depuis le mois de mai. La police et les forces spéciales ont attaqué la manifestation et ont ouvert le feu sur les grévistes ainsi que sur leurs familles. Aux alentours de 11 heures ce matin, heure belge, 70 personnes avaient déjà été tuées, avec au moins 500 blessés graves.

Photo ci-contre: "Stop Nazarbayev! Que la place Tahrir arrive au Kazakhstan!"

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 18:51

 

Une nouvelle journée interntionale des Indignés est prévue le 10 décembre.


Rendez-vous à 11 heures au kiosque du jardin public à Montélimar


Réunion de préparation le jeudi 8 décembre à 20 h à la MJC

 

 

Indignés

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:05

 

Flottille de la Liberté vers Gaza : Libération immédiate de tous les détenus !

Depuis le 4 novembre, l’eurodéputé du Socialist Party (CIO-Irlande) Paul Murphy est détenu par l’armée israélienne en compagnie d’autres activistes de Flottille de la Liberté. Cette troisième flottille internationale de solidarité composée du navire irlandais MV Saoirse (‘‘liberté’’ en gaélique) et du canadien The Tahrir (‘‘Libération’’ en arabe) tentait de se rendre à Gaza en solidarité avec les souffrances du peuple palestinien et pour délivrer de l’aide humanitaire.


La marine israélienne a notamment déployé un canon à eau à grande puissance contre le Saoirse (voir la vidéo ci-dessous). Les militants ont par la suite été emmenés face aux autorités policières et chargées de l’immigration, sous l’inculpation du “crime” d’être entré en Israël “illégalement”. Mais en fait, ils ont littéralement été kidnappés dans les eaux internationales sur leur route pour Gaza.
L’eurodéputé Paul Murphy a été capable de passer un appel téléphonique de trois minutes de la prison de Giv’on où il est détenu en Israël (appel d’ailleurs mis sur écoute par les autorités de la prison). Paul a ainsi pu donner un bref aperçu des traitements dont il a été victime avec ses codétenus : "Notre bateau a presque été coulé suite à la manière dont il a été approché et arraisonné par la marine israélienne. Les gens étaient menottés et privés de tous leurs effets personnels."
"A la prison de Givon les autorités ont tenté de nous désorienter par des privations de sommeil, le retrait de nos montres et les horloges de la prison indiquant de fausses heures. On ne nous a donné aucun délai sur la durée où nous allons être gardés avant le procès d'expulsion. On nous a dénié le droit, prévu par le droit israélien, de contacter nos familles dans les 24h suivant notre arrestation."
"Sur la base de l'action que nous avons menée notre condition s'est améliorée et nos livres et matériels d'écriture nous ont été rendus."
"Nous allons rencontrer l'ambassadeur aujourd'hui et nous avons une aide consulaire. Nous demandons au gouvernement irlandais qu'il exige auprès des autorités israéliennes notre libération immédiate."
"Nous restons déterminé et engagé dans notre mission qui a une fois de plus montré la nature criminel de l'Etat israélien dans son choix de bloquer l'accès à Gaza à ceux qui souhaitent apporter une aide pour atténuer la pauvreté et la souffrance que les populations sur place endurent."

Protestations de solidarité en Israël

Les partisans du Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO) en Israël font actuellement campagne pour la libération de Paul et des autres détenus, notamment avec des actions de protestations qui se sont déroulées à Tel-Aviv et à Haïfa. Ils prévoient d’autres actions, ce qui coïncide avec une grève générale de 4 heures dans le pays à l’appel d’Histadrut, la principale centrale syndicale du pays. Les camarades israéliens du CIO ont compris que Paul et les autres activistes devaient être emmenés devant un juge, sans toutefois avoir pu recevoir de plus amples informations. Selon la Loi israélienne, cela doit être fait dans les 72 heures suivant l’arrestation. Paul et les autres seront probablement expulsés cette semaine.
D’autre part, la campagne ‘‘Irish Ship to Gaza’’ a appelé à une manifestation à l’extérieur du Ministère des Affaires étrangères à Dublin.
Le CIO appelle chaque lecteur à envoyer des lettres de protestations aux ambassades et consulats d’Israël revendiquant la libération immédiate de Paul Murphy et des autres activistes du Saoirse et du Tahrir, ainsi qu’à la prison de Giv'on, en envoyant des fax aux numéros suivants: +972 8 919 3261 et +972 8 919 3260.
Nous vous demandons aussi demandons d'envoyer des e-mails de protestation à la fois à l'ambassade d'Israël à Bruxelles ainsi qu'aux bureaux du Ministère des Affaires étrangères en Israël aux adresses suivantes: amb-sec@brussels.mfa.gov.il, sar@mfa.gov.il, mankal@mfa.gov.il, pniot@mfa.gov.il
Voici ci-dessous un exemple de mail à envoyer:
Mr ambassador, Mr Minister,
We strongly protest against the illegal detention of 21 activists from the Freedom Flotilla to Gaza. Amongst them is a member of the European Parlaiment, Paul Murphy.
The Freedom Flotilla was heading to Gaza to deliver humanitarian goods such as medicines. The boats had no intention to enter Israel. The Israeli army has in reality hijacked the boats.
We demand the immediate release of the activists and will step up protests against the repressive measures of the Israeli regime including the siege of Gaza.

 

Plus d'infos : site du PSL

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 14:02

 

Affiche anti G20 Nice Cannes. G20 dégage !
Partager cet article
Repost0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 15:55

Communiqué de presse 

 

Refusons la crise du capitalisme, refusons l’austérité ! Opposons nous au sommet du G20 !

 

Alors que ce sont les populations partout dans le monde qui paient les frais de leur crise, Sarkozy et ses amis du G20 (groupe des 20 pays les plus puissants) comptent bien s’arranger pour que le système continue de tourner à leur avantage. Ils veulent maintenant mondialiser l’austérité. Les politiciens, qu’ils soient de droite ou de gauche, ils partagent le même objectif : la défense des plus riches. Pourtant, ce sont bien les travailleurs qui, par leur travail, créent les richesses ; ce sont bien nos impôts qui financent les services publics. Mais c’est une minorité de capitalistes parasites qui s’engraissent sur notre dos.

Y’EN A MARRE !

Nous devons leur faire savoir qu’on ne les laissera pas faire. Il n’y a pas de fatalité à ce que les pauvres soient toujours plus pauvres et les riches plus riches. Les égyptiens et les tunisiens ont montré la voie : seule la lutte révolutionnaire unie et déterminée des jeunes et des travailleurs paie.

Organisons nous contre le G20 et le capitalisme.

 

Manifestation anti G20 à Nice le 1er novembre.

 

Bannière Gauche Révolutionnaire Drôme

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:21

 

Vidéo anti G20 réalisée par la section Drôme de la Gauche révolutionnaire

 

 

Affiche anti G20 Nice Cannes. G20 dégage !

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 13:34

Ce samedi 15 octobre, à Montélimar, près d'une centaine d'Indignés se sont réunis à Montélimar pour exprimer leur colère face aux banques.

 

Intervention lors du rassemblement des Indignés à Montélimar le 15 octobre 2011.

 

Le mouvement des Indignés, parti d’Espagne, a gagné le monde entier. Grèce, Israël, Wall Street...     

La jeunesse espagnole, dans la précarité (+ de 40 % de jeunes sont au chômage, et beaucoup ne trouvent que des emplois précaires) a dit ASSEZ : REFUSONS L’AUSTERITE ! 

C’est légitime de refuser l’austérité. La question est : pourquoi l’austérité ?

Car les capitalistes, sous couvert de la crise dont ils sont seuls responsables, veulent nous la faire payer en supprimant tous nos acquis sociaux, services publics,...

Si aujourd’hui, nous avons des acquis sociaux, c’est bien parce que les travailleurs ont mené des luttes et organisé des grèves générales, ces acquis ont été arraché au patronat par les travailleurs afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Mais, tout ce que les capitalistes donnent à un moment pendant les luttes des travailleurs, ils cherchent à le récupérer quand les luttes et les organisations ouvrières sont plus faibles ou moins organisées.

La loi fondamentale du capitalisme, c’est le profit, et le profit ne peut se faire que sur le dos des travailleurs, seuls créateurs de richesse dans la société. En effet, c’est par le non-paiement d’une partie du travail réalisé dans la production par les travailleurs que les capitalistes tirent la plus-value, et leurs profits.

Le capitalisme ne peut pas être moralisé, la crise le prouve chaque jour, et les politiques, dans les cadres institutionnels existants, sont incapables de mettre en place des mesures pour réglementer l’économie. Les politiques des gouvernements de droite, mais aussi de la social-démocratie (PS), en acceptant le cadre de l’économie de marché, acceptent la dictature du système financier.

Dans nos soi-disant démocraties, ce n’est plus le peuple qui gouverne. Le peuple choisi des représentants qui sont en réalité au service des capitalistes, des riches et de leurs intérêts de classe.

Les élections de 2012 ne changeront rien.

C’est par les luttes et les mouvements de masse de toute la population que nous pourrons stopper l’austérité, imposer une meilleure répartition des richesses, et briser la dictature des banquiers et des patrons.

Le capitalisme ne nous offre aucun avenir ! Dégageons-le ! Dégageons le capitalisme !

 

Mathieu S.

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 20:30
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 20:34

Journée internationale des indignés

samedi 15 octobre 2011

logo drapeau rouge révolutionnaire animé

rassemblement à Montélimar

10H devant la mairie

 

A Nyons, 11H30,

devant la maison du tourisme

(suivi d'un pic-nic)



Voir aussi : Mouvement des indignés en Drôme Ardèche : pour la démocratie réelle, brisons la dictature des banquiers et des patrons ! Tract Gauche révolutionnaire / Comité pour une Internationale Ouvrière

 

Où en est le mouvement des Indignés ?

Article publié dans l'Egalité, le journal de la Gauche révolutionnaire.


Parti de l’occupation de la place Puerta del Sol à Madrid, surtout par des étudiants et des jeunes diplômés sans-emploi, il s'est étendu à la jeunesse de nombreux pays européens, pour plus de démocratie et contre les conséquences dramatiques de la crise. En Espagne, il y a 5 millions de sans-emplois et 10 millions de travailleurs précaires, 40% des moins de 25 ans sont au chômage. Et rien n'a changé. Le mouvement des Indignés ne peut que continuer avec l'aggravation de la crise. D'ailleurs il perdure, même si la place de Madrid n’est plus occupée et que les rassemblements sont moins fort numériquement. Les Indignés ont décidé d’organiser plusieurs Marches qui sillonnent l’Europe pour converger à Bruxelles en s’arrêtant dans de grandes villes européennes et seront à Paris le 16 septembre. Et tout en se poursuivant, le mouvement se transforme et se politise.

La politisation du mouvement


Comme la politique d’austérité est menée en Espagne par le Parti Socialiste (PSOE) de Zapatero, il y a le sentiment que la gauche et la droite se confondent et qu’aucun parti ne défend les jeunes et les travailleurs. C’est pour cette raison que les Indignés avaient, au départ, pris des mesures pour empêcher les partis et les politiciens de s’infiltrer sur les places. Des assemblées générales avaient lieu mais les micros étaient coupés dès que les orateurs mentionnaient le nom d’un parti.
Cette méfiance compréhensible a rapidement constitué un frein au développement du mouvement, à son extension à d'autres secteurs et d’autres couches de la population. La confusion était faite entre les partis institutionnels pro-capitalistes, qui sont au service des riches, et les organisations indépendantes, qui organisent les travailleurs et leurs donnent une expression politique. Pourtant le mouvement était politique. Les indignés se sont trouvés bloqués : même si les places étaient un lieu de débats et de discussions permanentes, il était impossible au mouvement de trouver comment avancer au-delà de l’occupation sans parler de politique.

Le lien avec les travailleurs


Le rejet de la politique visait aussi les syndicats qui n’ont pas organisé la lutte contre la politique d’austérité de Zapatero. En septembre 2010, les directions syndicales ont accepté le plan d’austérité du gouvernement alors que quelques jours plus tôt, 20 millions de travailleurs étaient en grève ! Les Indignés en avaient tiré intuitivement les leçons et ne faisaient pas confiance aux syndicats. Mais ils ne faisaient pas vraiment de distinction entre les directions syndicales, qui sont responsables de l’inertie de leurs organisations, et les syndiqués de base, qui veulent sincèrement lutter contre Zapatero et les patrons. Ils se sont, de fait, coupés des travailleurs les plus combatifs pendant un temps.
Malgré ce peu de liens, les travailleurs en lutte ont été inspirés par le mouvement s’y sont joints. En Grèce, les «En Colère», eux, ont impulsé une grève générale le 15 juin puis une autre les 28 et 29 juin. Le mouvement clairement inspiré des révolutions du Maghreb et du Moyen-Orient a repris la stratégie d’occupation de place des grandes villes comme en Egypte et en Tunisie. Si ces révolutions ont renversé des dictateurs, c’est parce que les travailleurs se sont mis en lutte et en grève, bloquant l’économie et menaçant l’intérêt des capitalistes. Et là où le mouvement des Indignés s'est lié aux travailleurs, il a perduré en adoptant, dans son programme, des revendications qui répondent aux préoccupations de la jeunesse et des travailleurs conjointement.

La perspective d'une journée européenne le 15 octobre


Les «Indignados» ont appelé à la tenue d’une journée d’action internationale le 15 octobre contre la dictature des marchés et la politique d’austérité imposée par la Troïka de l’Union Européenne, du FMI, et de la Banque Centrale Européenne. Nous devons nous saisir de cette journée d’action pour s'opposer aux mesures d'austérité et refuser de payer leur crise. Nous devons nous préparer et nous organiser. Un mouvement des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, des retraités coordonné à l’échelle européenne permettrait de se mobiliser ensemble contre ceux qui nous attaquent et d'engager plus efficacement la lutte pour stopper les politiques d'austérité et s'en prendre au système capitaliste dans son ensemble.
Car c'est bien la question centrale aujourd'hui : rien ne peut garantir d’empêcher la mise en place des plans d’austérité si nos dirigeants pro-capitalistes restent au pouvoir.

 

Lors de l’occupation, les Indignés avaient pris en main l’organisation du campement : la sécurité, l’information alternative aux médias bourgeois, mais aussi le ravitaillement, le nettoyage... C’était une nécessité. Cette organisation a permis de gérer les places temporairement. Ce type d'expérience fait toucher du doigt la question de comment gérer la société pour et dans l'intérêt de tous et de chacun, et montre ce que serait la base d’une société socialiste alternative au capitalisme.

 

Lise

 

 

 

Partager cet article
Repost0
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 21:51

8 août 2011 

Ecole d’été du CIO - Europe: Développement de la crise économique, sociale et politique

 

Cette crise est la plus sévère depuis des décennies et la nouvelle génération qui participe maintenant aux luttes arrive au moment des mobilisations de masse en Tunisie, en Égypte, en Espagne, en Grèce,... Cette nouvelle génération peut aujourd'hui écrire l'histoire. Aucun pays d'Europe n'est pas affecté par ces évènements.

 

Résumé de l'introduction à la discussion de Peter Taaffe

La période que nous connaissons est faite de changements abrupts. Dans tâches qui, avant, se concevaient sur quelques années se produisent maintenant en quelques semaines, voire en quelques jours.

Aujourd'hui, la Grande-Bretagne n'est pas le pays le plus avancé sur le terrain de la lutte des classes, mais ce qui se produit avec Rupert Murdoch intéresse les masses, et la situation est certainement plus profonde qu'au moment du Watergate aux USA à la fin des années '60. Ce scandale touche le plus grand géant des médias au monde, et éclabousse le monde politique, il met à nu la conspiration capitaliste qui uni les médias, les politiciens et les grands patrons. Cela a bien entendu toujours existé mais, là, ce fait est démontré au grand jour, aux yeux de tous les britanniques et ailleurs. Cela peut entraîner la chute de l'empire Murdoch, mais aussi celui du gouvernement Cameron. Murdoch n'a même pas de considération pour son propre système. Il a dit au Parlement britannique que son modèle est celui de Singapour, un pays où la répression envers le mouvement ouvrier est très grande, et le salaire d'un parlementaire de un million de livres par an. C’est une véritable provocation. Murdoch a aussi été impliqué dans la surveillance de nos camarades à l'époque de la lutte contre la Poll Tax en Grande Bretagne, ainsi que dans la campagne contre le militant de gauche radicale écossais Tommy Sheridan.

Le point le plus important de cette discussion, c'est la crise économique. Les bourgeois craignent énormément la généralisation de la situation de la Grèce, de l'Espagne,... à tous les pays d'Europe. Ces évènements valident une fois de plus la théorie de la Révolution Permanente du révolutionnaire russe Léon Trotsky. Nous avons vu les événements passer très vite d'un pays à l'autre. Nous aborderons le Moyen Orient et l'Afrique du Nord dans une autre discussion, mais il est clair que cela a influencé et enthousiasmé les luttes à travers le globe. Et alors que certains affirmaient que la lutte de classe n’existait pas en Israël, nous assistons maintenant à des luttes et à des occupations de place en Israël également. (Depuis lors, quelque 150.000 employés municipaux israéliens ont été en grève, en solidarité avec la contestation contre l’explosion des prix des logements. Le pays vient de connaître les plus grosses mobilisations de son histoire, NDT).

Il n'y a pas de voie de sortie aisée pour la crise des capitalistes, et des mouvements tel que celui des Indignés ne vont pas stopper maintenant. La politique de la bourgeoisie n'a jusqu'à présent pas marché du tout. Les injections de liquidités ont pu stabiliser la situation, sans créer les conditions pour un nouveau développement sain. Obama avait comparé cela au débat avec le new deal de Roosvelt, mais ses injections n'ont eu pour but que de sauver les institutions financières et bancaires, alors que le New Deal était composé d'un minimum d'investissements dans l'économie réelle (infrastructure,...). Là, les plans de sauvetage ont entraîné des plans de licenciements un peu partout, ce qui a amplifié les problèmes.

Cette crise n'est pas cyclique, elle est systémique. C'est le système lui-même qui est en crise. Bien sûr, il n'y a pas de crise finale du capitalisme tant que la classe ouvrière ne prendra pas le pouvoir. Le capitalisme trouvera toujours un moyen de sortie sans cela, y compris vers un scénario ‘‘à la Mad Max’’, comme on peut le voir actuellement au Mexique avec la ‘‘guerre de la drogue’’.

Ce qu'on voit aujourd'hui en Grèce avec la destruction des conditions de vie sans que la situation ne s'améliore doit servir de modèle pour la classe ouvrière des autres pays: le capitalisme n'a rien d’autre à nous offrir.

Plusieurs données permettent de voir que nous sommes dans une situation pire que dans les années '30. Certains économistes disent d'ailleurs que le modèle à prendre en compte aujourd'hui n'est pas la crise des années '30, mais la grande dépression de la fin du XVIIIe siècle. Certains salaires ont été descendus jusqu'à 600 voir 500 euros par mois.

Aujourd'hui, la Grèce illustre le mieux la crise et le potentiel pour la classe ouvrière. On dit qu'il y a une rémission depuis 2009 au niveau économique, le problème, c'est que personne ne l'a remarqué, et certainement pas la classe ouvrière ! Partout en Europe, cette dernière subit des attaques. La production industrielle a à peine augmenté de 0,4% en Grande Bretagne, de 0,2% en France, et elle décroit en Grèce ou en Espagne. L'Allemagne constitue une exception, elle a encore une bonne base industrielle, et en termes de machines et d'outils, la Chine est une bonne destination pour les exportations, mais la Chine peut s'enfoncer dans la crise. Il n'existe aucune source de stabilité. Le capitalisme mondial va très certainement expérimenter une nouvelle chute de l'économie. Après avoir un peu remonté, la chute sera dure, et c'est déjà ce qu'expérimentent plusieurs pays européens.

La dette mondiale est de 2,6 fois le PIB mondial, soit deux fois plus qu'après la crise de 29. Au niveau de l'emploi, on est face à un chômage de masse de longue durée. Aux USA, le nombre de chômeurs actuels est bien plus important que dans les années '30 (en pourcentage, officiellement 10%, plus probablement 20%). Dans certains pays, comme l'Espagne, le taux de chômage chez les jeunes atteint les 40%. Même en grande Bretagne, on estime qu'il y a 800.000 travailleurs qui n'ont pas travaillé depuis au moins un an. Dans les entreprises, c'est l'occasion d'une offensive pour les patrons. Une entreprise a ainsi licencié tous ses travailleurs, pour les réengager de suite avec de moins bonnes conditions de travail. Un hôpital où nous avons des camarades, en Angleterre, connaît des contrats ‘‘O heures’’, où c'est le patron qui décide du nombre d'heurs de travail.

Les bourgeois n'ont qu'une réponse: augmenter l'austérité et planifier la pauvreté. Le phénomène de l'appauvrissement constant de la classe ouvrière de Marx se vérifie. Marx n'a jamais dit que c'était linéaire, il reconnaissait que c'était possible pour la classe ouvrière de voir ses conditions de vie s'améliorer avec une croissance économique, mais que la tendance générale était à l'appauvrissement.

La tendance générale est à l'inflation, avec une tendance à la hausse des prix de l'alimentation et du pétrole, ce qui alimente la colère des masses. La situation de paquets de stimulants, de plans de relance, vont accélérer cela, et l'on risque de se retrouver dans une situation de stagflation, où la stagnation économique se conjugue à une grande inflation.

La Grèce est actuellement le maillon le plus faible du capitalisme européen, mais c'est l'avant-garde du mouvement ouvrier en Europe. Il y a eu 11 grèves générales depuis le début de la crise, et la jeunesse s'implique massivement. Au Portugal, il y a eu une manifestation de plus de 200.000 personnes sous le slogan ‘‘ce pays n'est pas un pays pour les jeunes’’, ça aurait été mieux s'ils avaient parlé du système, bien sûr, mais c'est un pas en avant. Le mouvement des indignés est clairement inspiré par les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen Orient. La Grèce connaît pas mal d'éléments d'une situation prérévolutionnaire. L'Espagne et le Portugal aussi, mais peut-être pas à ce point. Pour l’Irlande, qui est en dépression constante, cela est moins le cas. La conscience des masses n'est pas gravée dans les esprits, elle découle de la situation générale, et des sauts de conscience sont à prévoir.

Dans ce contexte, les opportunités qui s’offrent aux révolutionnaires marxistes vont augmenter. Nos camarades, partout dans le monde, ont préservé un noyau, un parti international qui va pouvoir sérieusement démontrer ce dont il est capable dans la période à venir. L'Irlande est un exemple de ce que nous pouvons faire quand la situation s'ouvre, avec les initiatives que nous avons prises, notamment autour de l’ULA (United Left Alliance, liste de gauche que nous avons initiée, et qui a remporté cinq élus aux dernières élections, dont deux de nos camarades, NDT). Comparons cela au NPA en France, ou au Bloco au Portugal. Durant des années, nous avons été à contre courant, c'était difficile mais, maintenant, la situation s'ouvre. La Grande Bretagne n'est pas immunisée à ce processus. En février, 750.000 personnes ont défilé dans les rues de Londres, et la grève du secteur public en juin était la plus grande depuis 20 ans. Même en Chine, l'augmentation des révoltes de masse pose la question de la révolution, mais dans un sens général et pas encore directement, dans un contexte de répression gigantesque. En Grèce aussi, la répression est aussi énorme. La facture de gaz lacrymogènes doit au moins être aussi grande que la dette du pays!

Trotsky décrivait les bourgeois comme des gens aveugles, s'avançant vers le précipice. On est dans cette situation aujourd'hui, la bourgeoisie ne sait pas quoi faire. Les partis traditionnels bourgeois sont en crise profonde, ce qui affecte aussi les dirigeants syndicaux. Aujourd'hui, du point de vue social, pas encore politique, les masses sont massivement à gauche des organisations de gauche. Quand les politiciens bourgeois parlent de la crise de l'idéologie, c'est la crise de leur idéologie, mais le problème est qu'il n'y a pas encore d'alternative. En Grèce, 80% des sondés d'une étude ont dit que la société va dans le mauvais sens, mais 47% disent qu'aucun parti ne les représente.

Mais même dans le pays le plus calme d'Europe, la Norvège, l'extrême droite peut faire des choses, comme nous l’avons vu avec les attentats d'Oslo. Il en va de même pour Marine Le Pen, qui a même apporté son soutien à la jeune immigrée victime de l'agression de DSK. Elle a aussi attaqué les syndicats, qui ne défendent plus les travailleurs selon elle. Cela veut dire que l'extrême-droite doit avoir un fort contenu social pour être capable de capitaliser sur la situation, et c'est en soi une indication intéressante, qui illustre la nécessité de construire de nouveaux partis larges pour représenter la classe des travailleurs, tout en défendant fermement les idées du socialisme.

Le rejet de la politique dans le mouvement des Indignés, c'est le rejet de la politique bourgeoise. Des groupes de gauche radicale se sont cachés pour intervenir dans le mouvement, et ont stoppé de se présenter comme des organisations politiques, une attitude opportuniste. Cette haine est profonde, mais aussi saine dans le sens où elle s’exprime contre les politiciens, y compris des anciens partis de gauche, et contre les dirigeants syndicaux. Il fallait construire là dessus. Nous sommes toujours ouvertement intervenus, sans connaître de rejet complet, mais bien des difficultés.

Pour la suite, le mouvement ne peut pas exister sans appui réel de la classe ouvrière. Le mouvement de la classe ouvrière ne va pas se développer de manière linéaire. Il y aura des défaites, des retraits, et une organisation révolutionnaire est également testée à sa manière de gérer les reculs. Il peut y avoir des éléments de désespoir dans la jeunesse aujourd'hui, certainement dans une situation de chômage de masse. ‘‘Soit on se bat, soit on s’enfuit.’’ Une partie de la jeunesse en Espagne ou en Grèce essaye d’ailleurs d'émigrer, mais dans une période de crise généralisée et globale, l'émigration ne constitue pas une véritable alternative.

Concernant le défaut de paiement de la Grèce, c'est une discussion que nous avons depuis un moment au CIO. La classe capitaliste européenne fonce contre la classe capitaliste grecque. Dans la crise de l'Argentine, le choc entre les masses et l'élite a été très rapide. Le président s'est enfui en hélicoptère, un peu comme la fuite de Saigon en ‘75. Des éléments similaires peuvent se produire. L'Argentine était un des principaux pays dirigeants de l'Amérique latine, maintenant, ce n'est plus rien. Cette crise de la dette grecque est une crise d'une monnaie qui a refusé une fiscalité unique. Certains disaient que l'euro allait conduire à une sorte d'Etats-Unis d'Europe. Il est clair que les Etats capitalistes ont besoin d'être organisés collectivement, la production actuelle s'organise au moins à l'échelle d'un continent. Mais seule la classe ouvrière est capable d'organiser l'Europe sur une base socialiste et démocratique. Les contradictions entrent les différentes bourgeoisies nationales sont trop fortes.

Il reste encore la question de l'environnement, qui est une part importante de nos actions, comme nous l’avons vu en Allemagne avec le mouvement contre le nucléaire ou ‘‘Stuttgart 21’’. Cette question est destinée à devenir plus importante. Nous avons beaucoup de chiffres sur les conditions de production de voiture en Chine par exemple, en 2018, la Chine se retrouverait à produire autant que le reste du monde en 2000.

En France, la situation est plus calme. Sarkozy peut être battu par Hollande ou Aubry, et on a suggéré un moment qu'il aurait pu être dépassé au premier tour par Marine Le Pen, c'est une expression du chaos politique, un phénomène qui ne touche pas que la France. En Belgique, il n’y a toujours pas de gouvernement réel, mais toujours le gouvernement en affaires courantes. La question nationale est à l'avant-plan de la scène politique, ce que l'on a également pu voir sous l'effet de la crise en Pays basque ou en Écosse. Même en Italie, les forces contestant l'unification italienne se développent. Nous ne sommes pas opposés à la séparation. Mais nous ne devons pas mettre ça en avant tant que ce ne soient les masses qui le fassent.

Cette période est une période clé pour le CIO. La classe ouvrière entre en action, une nouvelle génération entre en action, c'est à nous de les aider à tirer les leçons des victoires et des défaites du passés, tout en étant réalistes sur les possibilités actuelles. Avec les 30 dernières années d'ossification et de destruction des organisations du mouvement ouvrier, il faudra des années pour reconstruire la conscience suffisante pour clairement engager l'assaut contre le capitalisme.

Aujourd’hui, 3 multinationales contrôlent 90% du commerce international de grains et 500 milliardaires dominent la planète. La misère et la pauvreté ne peuvent être stoppées sans lutter contre ce système pourri. Il en va aussi de l’intérêt de notre environnement. La lutte pour le socialisme et une économie démocratiquement planifiée est une nécessité de la plus haute importance. Sans cela, le genre humain va au devant d'une grande catastrophe.

Partager cet article
Repost0

Luttons contre le FN

Affiche

Journal L'Egalité

Journal-Egalite-158.png

"Le sens réel du mot d'ordre d'égalité ne peut résider que dans l'abolition des classes sociales" Lénine  

Pour en savoir plus     Abonnez-vous

Comité pour une Internationale Ouvrière

logo-CIO.JPG

www.socialistworld.net

 

Gauche Révolutionnaire, séction française du

Comité pour une Internationale Ouvrière

  Le capitalisme est un système mondial et il doit être combattu à la même échelle. C'est pourquoi la Gauche révolutionnaire fait partie d'une organisation marxiste internationale: le Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO), un parti mondial actif sur tous les continents. Notre lutte en France s'inscrit dans le cadre d'une lutte des travailleurs du monde entier pour un société socialiste car si la révolution socialiste éclate sur le plan national, elle se termine sur l'arène internationale. La démocratie ouvrière et la planification socialiste de la production ne peuvent se limiter à un seul pays. C'est d'ailleurs l'isolement de la Russie soviétique qui a conduit à sa dégénérescence à partir de 1924.

     Le CIO est une organisation socialiste internationale qui comprend des sections dans quarante-cinq pays sur tous les continents.

L'histoire du CIO, Comité pour une Internationale Ouvrière